Cartes de la sismicité de la France (magnitude > 2) sur la période :
Les séismes observés en France métropolitaine (entre 1997 et 2005).
En dehors des Pyrénées, la géométrie des réseaux sismologiques du ReNaSS et du LDG
n'a pas évolué entre 1997 et 2005 et la méthode de localisation des épicentres du BCSF est
restée la même. Le niveau de détection et la précision des localisations n'ont donc pas
changé et les cartes 1997-1999, 2000-2002 et 2003-2005 peuvent être comparées.
Pour les Pyrénées, la redéfinition du réseau depuis 2000 permet de mieux détecter et
localiser les évènements.
Les grandes régions géographiques connaissant une activité sismique sont restées les
mêmes, à savoir les Pyrénées, les Alpes, le Massif Armoricain, le Massif Central, le Jura et
le système Vosges-Fossé Rhénan. On peut ajouter à cela la Provence et la mer Ligure à
proximité ainsi que la Corse. Le Bassin Parisien et le Bassin Aquitain constituent quant à eux deux grands
ensembles restant presque asismiques. Les différences se situent plutôt dans la répartition spatiale
des petits et des plus forts séismes. Les petits séismes, dont la magnitude locale ML est inférieure
à 3, sont plus ou moins bien répartis sur l'ensemble des régions actives. Certains de ces petits
évènements sont liés aux activités anthropiques (mines, carrières, exploitation du
gisement de gaz de Lacq près de Pau, stimulation hydraulique du site géothermique de Soultz sous Forêt
au Nord de Strasbourg). D'autres sont liés aux répliques des séismes majeurs. Les
évènements de magnitudes inférieures à 3 peuvent être ressentis localem ent mais - sauf
circonstances très exceptionnelles- ils ne créent pas de dégâts et ne font pas l'objet
d'enquête macrosismique. Ils signent cependant assez bien les régions pouvant générer des
séismes.
Au Nord Est de la France (la région Jura, Vosges - Fossé Rhénan), on observe une activité
diffuse et de faible magnitude sur les périodes 1997 -1999 ainsi que 2000-2002. Par contre, entre 2003 et 2005,
trois évènements importants, de magnitude locale entre 5 et 5,4 (ML ReNaSS), y ont eu lieu
(Rambervillers le 22-02-2003 dans les Vosges, Roulans le 23-2-2004 au front nord du Jura et Waldkirch le 5-12-2004 en
Forêt Noire - Allemagne). Seuls deux autres évènements de cette taille ont été ressentis
en France sur cette période récente. Il s'agit de deux séismes (19 et 30 septembre 2004), très
proches l'un de l'autre, au sud des Pyrénées occidentales. Sur la période 2000-2002, un seul
séisme de magnitude ML = 5,4 a eu lieu, celui d'Hennebont le 30/09/2002, à proximité de Lorient,
dans le massif Armoricain et aucun séisme de magnitude supérieure à 5 n'a eu lieu dans la période
1997-1999.
Cette augmentation du nombre de séismes de magnitude supérieur à 5 entre 2003 et 2005 concerne le
nord-est et le nord-ouest du territoire métropolitain. En termes de sismicit é, l'augmentation n'est toutefois
qu'apparente. Elle est moins marquée si l'on fixe le seuil à ML=4,5 puisqu'il y a eu 4 évènements
sur la période 1997-1999, 8 sur 2000-2002 et 9 sur 2003-2005.
Les différences majeures en termes de nombres de séismes pour les trois périodes sont dues aux
répliques du séisme de Rambervillers, aux répliques des séismes de la région de Pampelune
et à une activité microsismique soutenue proche de Barcelonnette sur la période 2003-2005. Mais la majeure
partie de cette évolution est due à la meilleure détection des évènements dans les
Pyrénées avec seulement environ 640 évènements détectés sur la période
1997-1999 mais plus de 1700 sur 2003-2005. Pour l'ensemble du territoire métropolitain, on passe de 2300
évènements environs sur 1997-1999 à près de 3000 sur 2000 -2002 et à plus de 4000 sur
2003-2005. Les séismes de magnitude comprise entre 2 et 3 représentent 90 à 95 % de cette
sismicité.
Ces cartes qui couvrent 9 ans d'observations sismologiques soulignent bien l'ensemble des régions sismiques du
territoire métropolitain.